BOOSTER SA CONFIANCE ET GÉRER SES ÉMOTIONS

Démotivation, absentéisme, déficit de confiance en soi, stress ou angoisse des examens, procrastination.... de nombreux jeunes rencontrent ce type de difficultés (toutes plus ou moins liées entre elles) qui les freinent ou les paralysent dans la réussite de leurs études. 

La confiance en soi : (capacité à se fier à soi-même et à ses compétences) et l'estime de soi (valeur qu’on s’accorde à tant que personne) sont essentielles à toutes les étapes de la vie, et particulièrement chez les jeunes dans les périodes générant de l’insécurité (examens, changement d’établissement scolaire, entrée dans les études supérieures) ou lors des périodes de difficultés ou d’échec. Leur perte est une première étape dans un processus de décrochage scolaire.

Chez la plupart des HPI, le manque chronique de confiance en soi est une constante et prend des formes différentes (besoin constant de réussite, peur de l’échec, masque d’assurance, autodérision…), et ce pour diverses raisons, parmi lesquelles le fait que :

  • lucide et observateur. Le jeune HPI a donc un esprit critique trop développé, y compris envers lui-même. 

  • sa remise en cause de soi permanente ronge son estime de soi, d’autant plus que le regard des autres est souvent critique vis-à-vis de sa différence

 

 

Le stress: éprouvé par 2/3 des jeunes, provient le plus souvent d’un décalage dans leur façon de se représenter leurs capacités à faire face à une situation donnée (un examen par exemple). Or, un stress prolongé a des conséquences négatives sur le cerveau, et à plus long terme sur la santé : le jeune s’épuise, d’où un fort absentéisme, parfois une colère, voire une dépression. 

Chez le HPI, le stress est démesurée pour des raisonS propres à son fonctionnement :

  • son hypersensibilité : il vit ses émotions avec une grande intensité

  • son hyperesthésie : ses 5 sens toujours en éveil, il ressent tout très fortement, et est très sensible aux ambiances

  • son hyperémotivité : fait qu’il est « à fleur de peau »

  • ses facilités originelles : le jour où cela devient un tout petit peu plus difficile, il a tendance à paniquer 

  • sa surefficience mentale: il pense beaucoup et tout le temps. Il ne peut pas s’arrêter de penser

 

 

2 conséquences fréquentes :

La démotivation : qui peut aussi être réactionnelle à un évènement extérieur (décès, maladie, déménagement, rupture amoureuse…), ou liée aux transformations corporelles et psychiques de l'adolescence (et notamment au fait que disparaît la volonté de satisfaire les parents – qui était jusque-là un facteur important de motivation). Elle révèle souvent d’autres difficultés et toujours une perte de sens dans les apprentissages. Elle est pourtant la clé de tout succès scolaire et sa perte doit être prise au sérieux et ne pas se prolonger.

 

La procrastination : cette tendance à tout remettre au lendemain, touche environ 50 % des étudiants, et plus particulièrement de nombreux HPI, et est le problème majeur que rencontrent les jeunes au cours de leur cursus scolaire puis universitaire. Cette procrastination entraîne une baisse de l'attention et de la concentration, en particulier chez ceux qui ont déjà du mal à gérer leur temps, avec le risque de se noyer et de décrocher.